L’isoloire -serious game

Pascale Garreau, membre de l’équipe de Tralalère, société productrice de contenus numériques éducatifs, a présenté la ressource « L’Isoloir », un jeu sérieux visant à sensibiliser les adolescents aux questions de la citoyenneté et du numérique.

Le principe est simple : donner, le temps d’un jeu sérieux, le droit de vote aux jeunes de 14 à 18 ans et les amener à débattre sur de grands enjeux de société. Le jeu est basé sur un système de vote évolutif permettant au joueur de revoir ses positions sur un sujet.

L’Isoloir, citoyenneté et numérique, est une coproduction Tralalère, Universcience, Inria, Les Atomes Crochus, Deci-dela, et Traces. Cette action est financée par la région Ile-de-France, avec le soutien du ministère de l’Éducation nationale et de la commission européenne. Internet Sans Crainte est également partenaire de diffusion.

Après une présentation de la ressource, Pascale Garreau a pu présenter les premiers retours d’utilisation de ce jeu sérieux.

Consulter le site de l’isoloir : www.isoloir.net

Consulter ci-dessous le document de présentation de l’Isoloir.

http://eduscol.education.fr/cdi/anim/reunion-des-interlocuteurs-academiques/reunion-iatice-documentation-2014/isoloir

Eduthèque

Delphine Regnard, chargée de mission à la DGESCO, a présenté la ressource Éduthèque.

Éduthèque est un portail qui permet aux enseignants d’accéder gratuitement à des ressources non libres de droit restant hébergées chez les partenaires.

C’est un portail évolutif dont les ressources vont être diversifiées : 16 sont affichées, 12 sont actives, 25 nouvelles sont espérées en septembre 2014. On peut citer par exemple Edugéo, qui est entièrement gratuit en passant par le portail et donne la possibilité d’inscrire une classe (c’est actuellement la seule ressource à proposer cette option) tandis que le site.tv ne donne accès qu’à une partie de ses ressources, mais propose les vidéos en téléchargement.

Les entrées sont thématiques et non disciplinaires afin de favoriser les travaux interdisciplinaires.

Accéder au portail Éduthèque : www.edutheque.fr/accueil.html

Date de publication : 15/04/2014 21:34

AU-DELÀ DE LA GESTION DE FLUX RSS, VALORISER SA VEILLE

La veille documentaire a pour objectif de se maintenir informé des évolutions d’un domaine de connaissance mais aussi de faciliter cette posture à d’autres qui vont en bénéficier d’où l’importance de sa valorisation par des canaux de diffusion.
Le portail Netvibes est un exemple de valorisation de la veille par sa diffusion et la session à laquelle fait référence ce support permet de faire connaissance avec ses principes de base. Quelques autres exemples sont également cités.
Toutefois, les flux RSS comme d’autres outils qui permettent de mettre en place une veille en mode « push » génère beaucoup de « bruits ». Les mots « infobésité », « infopollution » ou bien encore « surcharge informationnelle » sont alors souvent cités. L’automatisation et l’accès en continu à des sources d’information qui bien souvent s’alimentent entre elles rendent nécessaire la mise en œuvre le filtrage des résultats à l’issue duquel seules les données situées en aval figureront au titre d’une « veille utile ». Un nouveau mot illustre ce besoin : la curation. Scoop It dont le succès se confirme fait partie de la catégorie d’outils dite de curation qui permettent à la fois de sélectionner l’information et de la publier. Un autre outil « intelligent » est évoqué : Jog The Web, qui allie curation et structuration de ressources pédagogiques.
Bien qu’indépendante de celle du matin intitulée « Utiliser les flux RSS pour sa veille : choisir son lecteur » cette formation est complémentaire.

Téléchargement du fichier directement sur le site

Auteur(s):

Corinne Habarou

Date de création:

13/11/2013

Date de mise à jour:

13/11/2013

http://urfist.enc.sorbonne.fr/ressources/recherche-documentaire/au-dela-de-la-gestion-de-flux-rss-valoriser-sa-veille

UTILISER FACEBOOK AU CDI

Créer et alimenter une page publique Facebook du CDI

 

Dans un souci de communication plus efficace, il peut être intéressant de créer et d’administrer une page publique Facebook du CDI.
En effet, ce réseau social, né en 2004 est majoritairement utilisé par nos élèves et de fait, consulté plusieurs fois par jour.

En outre, une page publique reste accessible à tous les internautes, même ceux qui n’ont pas de compte personnel Facebook.

Cette page, correctement paramétrée, permet de diffuser et mettre en valeur le fonds documentaire, les travaux réalisés par les élèves, les actualités et les actions menées au CDI etc…

L’idée générale doit cependant être la suivante : une page Facebook n’est qu’un moyen supplémentaire de diffuser l’information, celle-ci étant auparavant publiée sur les supports existants : site de l’établissement, portail documentaire. Cela a le mérite de rappeler à tous que la publication initiale se fait sur des sites institutionnels et l’automatisation de la publication sur la page Facebook évite une activité chronophage.

Cet outil permet également l’échange, le dialogue avec les élèves qui peuvent commenter, se répondre et l’administrateur de la page peut évidemment participer à ces échanges. Il est à noter que les commentaires peuvent être interdits par paramétrage, même si, par définition, ces commentaires ne sont pas anonymes sur Facebook.

Les informations mises en ligne peuvent également rendre compte d’une activité ponctuelle (remise de prix etc…).

D’autres modules peuvent s’avérer intéressants comme la possibilité d’intégrer la recherche dans le catalogue du CDIdirectement depuis la page publique.

En suivant les pages Facebook des différents acteurs culturels de sa ville et de sa région, il est aussi possible très rapidement de partager ces événements et de tenir informés facilement les élèves des manifestations culturelles locales.

Une page publique Facebook pour le CDI est ainsi un outil puissant de diffusion de l’information, qu’elle soit pédagogique, institutionnelle, culturelle.

Quelques conseils : 
- Obtenir l’accord du chef d’établissement : il reste le responsable de la publication
- Réfléchir à ce que vous voulez publier sur cette page (Nouveautés du catalogue, actualités du site…)
- Créer un compte Facebook pour ensuite créer votre page publique. Attention le journal personnel est réservé à unusage privé.
- Automatiser : une page doit vivre pour être attrayante et consultée
- Communiquer : Informer les usagers de la création de votre page

Quelques exemples de page Facebook de CDI : 
CDI du lycée Jules Fil (Carcassone)
CDI du collège Henri Wallon (La Seyne sur Mer)
CDI du collège Henri Matisse (Grand Couronne)

Pour en savoir plus :
- Pourquoi et comment créer une page publique Facebook de CDI ? par Magalie Bossuyt (25/08/2013) : pourquoi et comment créer une page Facebook pour le CDI
- Mise en place d’une page Facebook pour promouvoir les actions culturelles locales à destination des adolescentspar CRDP de Bordeaux (08/2011)

http://documentation.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article517

Se procurer des E-books gratuitement

Plusieurs plateformes en ligne proposent aujourd’hui de télécharger gratuitement des livres au format numérique. Certains sites commeIn Libro Veritas se sont d’ailleurs spécialisés dans cette offre non payante grâce à la mise à disposition d’oeuvres sous licence Creative Commons ou tombées dans le domaine public. Les principaux sites de librairies numériques comme Numilog ou Darty Books proposent également un certain nombre d’ouvrages librement disponibles.

Où chercher des livres gratuits ?

Comme évoqué précédemment, la plupart des librairies numériques offrent un certain nombre d’ouvrages gratuits à leurs e-lecteurs : outre Numilog et Darty Books déjà mentionnés, l’internaute pourra également trouver son bonheur sur DecitreiBooks StoreVirgin Mega,Gibert JeuneePagine et FeedBooks (domaine publicoeuvres originales).

Cette dernière plateforme va plus loin que la simple offre gratuite et/ou payante de livres numériques : elle propose en effet des entretiens avec les auteurs (Interviews), une revue de presse (Lus sur le web) ainsi qu’une originale frise chronologique de la littérature française du XIXe siècle et début du XXe siècle.

Pour faciliter la recherche de titres spécifiques l’internaute pourra également utiliser des moteurs spécialisés comme Nos livres ou ebibli.fr fonctionnant par auto-complétion lors de la saisie de la requête.

Sources

CHAIMBAULT Thomas. Où trouver des livres numériques ? In : Vagabondages [en ligne]. 15 janvier 2013. [Consulté le 15 décembre 2013]. Disponible à l’adresse http://www.vagabondages.org/post/2013/01/15/Où-trouver-des-livres-numériques
 

E.M.I.A. : étudiants (élèves) massivement impliqués dans leur apprentissage

A force d’entendre parler des MOOC, des classes inversées et de plusieurs autres « innovations » dites pédagogiques avec le numérique, on peut observer que les élèves, les étudiants (les élèves) sont en grande partie mis de coté… malgré toutes les bonnes intentions des uns et des autres…. En effet on entend bien les termes collaboration entre pairs, travail d’entrainement et d’exercice accompagné par l’enseignant. De fait les intentions sont bien au service de ceux qui apprennent mais là où ils sont mis de coté, c’est qu’on ne travaille pas assez la question de l’implication personnelle, l’engagement nécessaire pour entrer dans ces modes d’apprendre. Outre que culturellement elles sont plutôt l’apanage de ceux qui ont déjà les outils cognitifs, psychiques et métacognitifs, les compétences qu’imposent ces dispositifs ne sont pas travaillées, ni en amont des dispositifs (la forme scolaire ignore cela) si dans les dispositifs eux-mêmes. Même si on parle de tutorat (parfois même par des avatars d’enseignants), la plupart de ces « innovations », comme d’ailleurs plus généralement les formes traditionnelles d’enseignement considèrent que c’est à l’élève l’étudiant de s’adapter et que cela fait partie de sa formation (cf. le métier d’étudiant cher à Alain Coulon (Le métier d’étudiant. L’entrée dans la vie universitaire, Paris : PUF, 1997. – 219 p. ; 21 cm. – (Politique d’aujourd’hui).

Face à cette vision centrée sur les concepteurs des dispositifs d’enseignement de toutes sortes, innovants ou traditionnelle nous proposons de renverser l’approche en se demandant ce qui fait qu’un élève ou un étudiant apprend, travaille, développe, des compétences. On peut se tourner vers les travaux sur la motivation (F. Fenouillet) ou la volition (L. Cosnefroy) ou encore le sentiment d’efficacité personnelle (A. Bandura) pour en prendre la mesure. On peut aussi aller vers la théorie du flux (flow de M. Csíkszentmihályi) pour mieux comprendre ce qui se passe dans des situations d’apprentissage. Mais on peut aussi regarder comment un jeune entre dans le monde de sa naissance à l’âge adulte (cf. Cl Bastien) pour commencer à entrevoir certains aspects plutôt cognitifs et contextuels. La question de l’engagement dans les apprentissages dont on trouvera quelques éléments illustratifs ici (http://www.edu.gov.mb.ca/m12/frpub/appui/engagement_ni/docs/mesures.pdf) est pourtant essentielle. Or elle est trop peu travaillée par les concepteurs de dispositifs éducatifs.

Par contraste avec les MOOCs CLOMs, et autres flipped, cross et autres dispositifs qui sont apparus il y a peu de temps, nous proposons de réfléchir le concept d’E.M.I.A. (Etudiant ou élève massivement impliqué dans son apprentissage) et d’en faire une base pour comprendre les raisons de l’apparition de ces nouvelles propositions. En effet l’observation des jeunes en train d’apprendre montre qu’au cours de leur développement ils passent par des phases et des formes d’apprendre qui sont plus ou moins compatibles avec l’environnement dans lequel ils évoluent. Ainsi en est-il de certains élèves que le système scolaire ne parvient pas à faire adhérer à ses modalités, ses valeurs et qui pourtant parviennent à un développement de qualité. De même en est-il de ces salariés ou de ces entrepreneurs qui évoluant dans leur métier continuent d’apprendre de leur expérience au point que ces apprentissages supplantent ceux qui ont été faits de manière académique.

L’arrivée d’Internet, à la suite de l’ordinateur individuel qui en avait déjà montré quelques signes, a mis en avant le fait que n’importe quel humain est capable d’aller chercher ce dont il a besoin pour mieux maîtriser son environnement et en premier lieu les connaissances. Ce qui dérange les institutions académiques en place c’est que désormais elles ont perdu le monopole de cette forme de transmission (dont on rappelle que ce n’est pas seulement magistral) qui faisait de celui qui à la connaissance le conducteur exclusif du parcours d’apprendre. D’ailleurs on trouve dans certains combats disciplinaires les survivances de cette idée qui veut que les jeunes « ne savent pas » suffisamment et que donc il faut leur imposer, dès le plus jeune âge parfois, des connaissances qu’ils s’empressent d’oublier dès qu’ils sont sortis du système. Or quand des jeunes sont massivement impliqués dans leurs apprentissages, ils sont demandeurs de ces connaissances. Mais on (les prescripteurs) a souvent tellement peur qu’ils ne soient pas suffisamment demandeurs (à l’image de l’ennui à l’école), qu’on préfère le leur « inculquer ».

La question essentielle qu’il faut donc poser à tous ces prescripteurs est : qu’est-ce qui peut permettre d’impliquer massivement les jeunes dans les apprentissages ? Si simplement cette question était systématiquement posée avant toute action pédagogique, on aurait fort probablement d’autres innovations, probablement moins médiatisées. Malheureusement on a pu observer que l’inconscient scolaire (la forme scolaire en tant que représentation sociale) est la base d’une autocensure pédagogique relayée par des murs, des règlements, des emplois du temps…. Or ce que les MOOCs, CLOMS et autres classes inversées nous disent, bien maladroitement parfois, c’est justement que ce qui est premier c’est l’implication massive. D’ailleurs le taux d’abandon ne doit pas cacher le fait que nombre d’inscrits n’ont pas cette implication massive et donc abandonne dans un lâcher prise inversé qui les amène d’ailleurs à redemander parfois un retour à la tradition première (vécue dans l’enfance scolaire le plus souvent).

Sri Aurobindo dans sa cité imaginée et réalisée à partir des années 1970 dans la banlieue de Bombay avait probablement recherché cette nouvelle proposition. Lui aussi a été rattrapé par la normalisation scolaire. Mais désormais un trouble fête nouveau est arrivé : Internet et plus généralement une nouvelle forme de vie en réseau fondée sur une accélération massive des échanges humains, matériels et immatériels. Jadis les voyageurs, les colporteurs, les artistes passaient transmettre de ville en ville. Aujourd’hui nous sommes tous devenus des « colporteurs ». Mais face à nous nous avons d’autres colporteurs potentiels, mais qui ont en plus de nouvelles ressources pour contester leurs interlocuteurs. C’est cela qui effraie l’institution académique. L’émergence de nouvelles propositions, elles aussi académiques et institutionnelles est davantage le signe d’une résistance en recherche de réponses que de véritables avancées. Tant qu’on oublie de penser la force de l’implication au delà de la simple allusion alibi, on s’expose à une simple reproduction des mécanismes d’exclusion qu’un modèle scolaire qui a été longtemps inclusif mais qui, dans nos sociétés et le contexte actuel, est devenu insuffisant en termes de réponse aux besoins des personnes, et des jeunes en particulier. Pour ainsi dire « Internet nous donne des leçons » !!!

E.M.I.A. : étudiants (élèves) massivement impliqués dans leur apprentissage

MASSACRE DANS LES BIBLIOTHÈQUES !

Par Elisabeth NOËL, le 15 Janvier 2014

La Bibliothèque interuniversitaire de santé (BIUS) vient d’annoncer sur son blog une vague de désabonnement pour contraintes budgétaires. Ces désabonnements concernent plus de la moitié des bases de données (12 sur 22, dont Francis et Pascal dont se désabonnent aussi d’autres bibliothèques comme Doc’Insa à Lyon), 8 000 périodiques électroniques (sur environ 11 500), dont certains majeurs dans le domaine médical (JAMA), 1 000 revues imprimées sur 1 035…

Si la BIUS n’est pas la seule à signaler des désabonnements (voir par exemple Paris Descartes), le fait qu’elle soit bibliothèque de référence en France, centre d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique et technique (CADIST) pour la médecine, l’odontologie et la cosmétologie, est révélateur de la difficulté qu’éprouvent les bibliothèques universitaires actuellement.

Pour des raisons similaires, la bibliothèque de l’Université de Montréal s’apprête elle aussi à supprimer 1 142 périodiques de la collection Wiley Online Librarysur 1 510. Ces suppressions sont justifiées (critères utilisés pour la suppression, dans la liste des abonnements annulés), accompagnées d’une large réflexion, expliquant clairement l’alternative entre désabonnement de périodiques et compression des acquisitions d’ouvrages. 

Lire la suite : Contraintes budgétaires et désabonnements 2014, blog de la BIUSanté, 7 janvier 2014.

http://www.enssib.fr/breves/2014/01/15/massacre-dans-les-bibliotheques?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=massacre-dans-les-bibliotheques-enssib&utm_reader=feedly